Ou l’écologie 2.0 : aussi fausse que chiante.
De : Chris Renaud, co-réalisateur du sympathique Moi, moche et méchant (MMM), qui fait le bonheur d’Universal
Avec les voix de :
- Le BG d’High School Musical Zac Efron (Ted Wiggins), caution ‘midinette’ du film – le tout aussi insupportable Kev’ Adams dans la version française
- Ed Helms (le Once-ler), le bizut Stu de Very Bad Trip
- Le grand Danny DeVito (le Lorax)
- La pseudo ‘chanteuse’ country Taylor Swift (Audrey)
C’est l’histoire de : Ted, petit con habitant Thneedville, charmante bourgade 100% synthétique dénuée de toute matière organique, à la recherche d’un arbre (un vrai, avec des feuilles et tout), pour conquérir l’élue de son cœur, la niaise Audrey. Au cours de son périple, l’ado rencontrera le Once-ler, mystérieux personnage vivant reclus en-dehors de la ville, qui le mettra sur le chemin de la redécouverte de la nature.
Vous dormez déjà ? Normal.
Ça commence par : la découverte du monde extérieur pour le jeune Ted, étroitement surveillé par le sournois Aloysius O’Hare, maire de Thneedville et PDG de la seule compagnie fournissant de l’air frais à ses habitants.
En gros : des animaux drogués aux marshmallows, des arbres en légo, et des petits nerveux mégalos : c’est ça, être écolo ?
Concrètement : décevant de la part de l’homme qui nous avait offert MMM. Pas franchement drôle, là où MMM déconnait au quart de tour, paradoxalement très long à démarrer, pour un film aussi court (à peine 1h30), Le Lorax montre que le filon écolo s’essouffle aussi vite que les habitants de Thneedville.
Le message environnemental était sans doute novateur en 1972, date de la sortie du conte aux Etats-Unis. Seulement voilà, des films d’animation intelligents comme Wall-E sont passés par là, et il faut bien reconnaître que la morale écolo nous pompe l’air aujourd’hui.
D’autant plus que le discours bien-pensant stigmatisant sonne faux, tant la nature elle-même paraît artificielle, avec des arbres croisés aux cheveux fluorescents des poupées trolls de notre enfance, et des couleurs flashy tout droit sorties d’un clip de Katy Perry. Seules les chansonnettes ironiques (et bien écrites) parviennent à vous arracher un sourire.
Par ailleurs, je ne suis pas sûr que Le Lorax soit un bel hommage à l’œuvre du Dr Seuss, dont la postérité n’a jamais franchi l’Atlantique, et qui est pourtant – toutes proportions gardées – à la littérature enfantine américaine, ce que Charles Perrault est à la française. Le chat chapeauté, le Grinch, Horton : c’est lui.
Dommage, donc, d’avoir bâclé le travail.
Le détail qui tue : la leçon de marketing du film, pas très éloignée de la réalité…
Bref : je suis un peu sévère, car Le Lorax ne mérite sans doute pas autant de critiques, mais je n’ai pas vraiment accroché.
Je vous recommande : d’y emmener votre petite nièce, si vous y êtes forcé. Autrement, je le déconseille à toute personne ayant dépassé la puberté.


La bande annonce ne m’inspirait rien de bon, mais en ces temps difficiles d’amuser ma fille 7 ans en juillet, j’ai fais le pas….la réponse est sans appel, à part 2-3 choses drolatiques, ce film est d’une infinie pauvreté, qui n’a vraiment, mais vraiment rien à voir avec moi, moche…
Donc à voir si on veut s’abriter de la pluie et préférer les salles obscures aux très bons DVD!!
Tout est dit! :)