Hansel & Gretel: Witch Hunters

Promenons nous dans les bois...

Ou la rencontre entre les frères Grimm (en moins bien) et Van Helsing (en mieux).

 

De : Tommy Wirkola, un norvégien complètement frappadingue à l’origine de Dead Snow, sorte d’Evil Dead scandinave bien gore et bien absurde avec des zombies nazis.

Avec :

  • Jeremy Renner (Hansel), l’un des principaux visages de la nouvelle génération « bankable » made in Hollywood
  • Gemma Arterton (Gretel), qui pourrait être sexy même en pot de chambre
  • Famke Janssen (Muriel), parce qu’il faut bien arrondir ses fins de mois…
  • Des manches à balai
  • Jean-Pierre Castaldi Un troll

 

C’est l’histoire de : Hansel & Gretel, célèbres héros rescapés de la marmite, devenus chasseurs de primes en lutte contre les vilaines sorcières pullulantes et purulentes qui enlèvent les pitits nenfants.

Ça commence par : un condensé du conte pour enfants en 3min chrono. Record battu.

 

En gros : il ne faut pas rentrer dans les maisons en pain d’épices. Et se gaver de bonbons rend diabétique.

 

Concrètement : ils sont plutôt couillus à la Paramount, d’avoir refilé un bébé à 60 millions de dollars à un réalisateur quasi inconnu adepte de séries B déjantées. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’était assez bien vu.

Wirkola prend un malin plaisir à revisiter le célèbre conte avec son style très personnel : fou, violent, et au 15ème degré. Car l’avantage de taille du Norvégien est de ne jamais se prendre au sérieux, à la différence d’autres adaptations foireuses bien pataudes. De là à y investir autant, il y a toutefois un sacré pas, que je n’aurais peut-être pas franchi…

Non, ce n’est pas un grand film. Non, il ne remportera aucun prix académique. Et pourtant oui, j’ai éprouvé un petit plaisir coupable à le regarder. Ce n’est ni intellectuel, ni très fin, mais c’est justement ça qui rend Hansel & Gretel furieusement jouissif. En même temps, avec un tel titre, what did you expect ?

Si l’on prend son parti d’accepter tout ce que le film contient de grotesque, d’anachronique et d’ironique, alors on peut le trouver amusant. Mais, au risque de me répéter, vous n’allez décemment pas voir une connerie pareille en espérant une réflexion sur l’analyse métaphysique de l’empirisme néo-freudien. Donc bon.

 

Le détail qui tue : la relation incestueuse tout à fait (mal)saine entretenue entre Hansel & Gretel. Ceci étant, à la place de Jeremy, avec une sœur comme Gemma, on se poserait tous un peu des questions.

 

Bref : plutôt fun, et suffisamment court pour ne pas avoir le temps de s’ennuyer.

 

Je vous recommande : de sortir le pop-corn et les lunettes 3D, si vous avez une carte illimitée ou de l’argent à dépenser. Sinon, de sortir le pop-corn et MEGA, ça marche aussi.

Missing : Disparus sans laisser de trace

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2 réflexions au sujet de « Hansel & Gretel: Witch Hunters »

  1. A Gerardmer les spectateurs faisaient circuler que c’était un des films les + gore de la sélection. (pour justifier un plaisir coupable? ;) )

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